Colloque « la résilience » 16 mars 2018

 

 

Programme Colloque du 16 mars 2018 

8h 30 –  Accueil

9h 00 –  Ouverture par Madame Anne Marie CLEMENT,
Présidente de la Fédération des Comités Alexis Danan.

9h 15 –  Présentation de l’activité de la Cellule en Danger Enfance
Par Mme Aujaleu, Chef de Service de l’Antenne de Liaison
Enfance en Danger d’Annecy.

10h 15 – Présentation de l’Association RETIS
Par son Directeur, Monsieur Mohamed LHOUSSNI.

11h00 – Pause.

11h 15 – l’évaluation d’un jeune à la protection judiciaire de
la jeunesse, par les déterminants de santé
Par Madame CHAPEAU, Conseillère Technique Santé

12h00 – Pause méridienne.

14h00 – Introduction par Madame Pascale VIALETTE, Directrice
Adjointe du Pôle de Protection de l’Enfance à Annecy

14h30 – Conférence par Monsieur Pierre LASSUS,
Psychothérapeute, Psychanalyste, Institut de Victimologie de Paris.
Qui sera suivi d’un débat:
«La question de la résilience dans les maltraitances faites aux enfants»

16h45 –  Conclusion par Madame Anne Marie CLEMENT.

La résilience – Boris Cyrulnik

La Résilience

Dir. par Boris Cyrulnik et Claude Seron

Boris Cyrulnik

Edition : Fabert

Comment renaître de sa souffrance ?
Une dizaine de spécialistes de l’art de la parole témoignent de leur travail clinique avec des personnes qui, dans leur enfance, ont subi la violence, l’inceste, l’abus sexuel, le deuil…
Une suite de regards croisés, dont la richesse d’informations, et d’émotions parfois, permet de mieux comprendre le concept de résilience.

Face aux traumatismes, certains s’en sortent mieux que d’autres. Ils vivent, rient, aiment, travaillent, créent, alors que les épreuves qu’ils ont traversées auraient logiquement dû les terrasser. Par quel miracle ? Cette énigme s’appelle la « résilience ». Les recherches en ce domaine ont débuté dans les années 90, sous l’influence de psychiatres américains spécialistes de la petite enfance, tels Emmy Warner ou John Bowlby.

En France, Boris Cyrulnik a été le premier à s’y atteler. Dans son essai Un merveilleux malheur (Odile Jacob), il s’interrogeait sur les processus de réparation de soi inventés par les rescapés de l’horreur. Dans Les Vilains Petits Canards (Odile Jacob), il montre comment ces processus se mettent en place dès les premiers jours de la vie et permettent de se reconstruire après la blessure.

 

 

Extrait d’interview de Boris Cyrulnik réalisée par Psychologie Magazine

Comment définissez-vous la résilience? Quelle est l’origine de ce terme?

Boris Cyrulnik:  C’est l’aptitude à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale. Ce terme est souvent employé par les sous-mariniers de Toulon, car il vient de la physique. En psychologie, la résilience est la capacité de vivre, de réussir, de se développer en dépit de l’adversité.

Sur un sentiment que ce terme ne s’applique pas traumatisés profonds. Mais ne concerne-t-il pas chacun d’entre nous?

Boris Cyrulnik:  Les deux sont vrais. Je pense qu’on ne peut parler de traumatisme – et d’évolution résiliente – que si l’on a côtoyé la mort, si l’on est agressé par la vie ou par les autres, ou encore si les personnes de notre entourage ont été en danger. Mais les processus qui permettent de reprendre son développement après un coup de nous nous sommes tous, car ils sont obligés de penser la vie en termes de devenir, d’évolution. D’ailleurs, une personne sur deux, subissant un traumatisme au cours de son existence, qu’il s’agisse d’un inceste, d’un viol, de la perte précoce d’un être cher, d’une maladie grave ou d’une guerre.

Pourquoi êtes-vous intéressé à ce problème?

Boris Cyrulnik:  La vraie question est plutôt: pourquoi suis-je devenu psychiatre? Enfant, en pensant à toutes les horreurs, à toutes les tragédies humaines, je suis demandé: «Comment ces choses sont-elles possibles? Comment peut-on s’en sortir? Comment agir pour que « ça » ne se reproduise pas? Comment aider ceux qui souffrent, qui souffrent? »
C’est pour répondre à ces interrogations à l’âge de 10 ans, j’ai décidé de devenir psychiatre. Si j’avais été plus équilibré, je n’aurais jamais fait d’études de médecine et, a fortiori, de psychiatrie.

 

Articles de presse de 2017

Article du Dauphiné – 13 février 2017

Les actions du Comités Alexis Danan le poste comme un partenaire incontournable du Département, dans le cadre de l’aide à l’enfance et de la cellule Enfance en danger.


 

 

Article du Dauphiné – Février 2017

La Médiatèque de Seynod a remis un chèque pour soutenir l’association.